Astrid, 36 ans, j'ai souffert d'un syndrome rare pendant ma grossesse
Mon expérience avec l'hyperémèse gravidique pendant ma grossesse
Lorsque j'ai découvert que j'étais enceinte de Nina, j'étais bien sûr ravie, mais aussi un peu nerveuse. Ce que je ne savais pas, c'est que ma grossesse allait être marquée par une épreuve bien plus difficile que ce à quoi je m'attendais : l'hyperémèse gravidique.
Ce que cela implique dans le quotidien
Dès les premières semaines, j'ai commencé à souffrir de nausées et de vomissements intenses, bien plus graves que ceux de la grossesse classique. Chaque journée devenait un défi, et même les simples gestes du quotidien se transformaient en épreuves. Je me sentais constamment déshydratée et épuisée, incapable de manger ou de boire quoi que ce soit sans tout rejeter. Mais parfois c'était l'inverse, il fallait se gaver... se gaver pour permettre à l'estomac de ne pas se contracter et calmer un peu la douleur des spasmes.
Les mois ont passé et mon état n'a cessé de se détériorer. J’ai dû me rendre aux urgences pour lutter contre les saignements engendrés par les vomissements.
Cela a affecté ma vie de tous les jours et, malheureusement, mes relations sociales, car je n'avais pas l'énergie nécessaire pour profiter de cette période de grossesse que beaucoup qualifient de magique. Mais j’ai aussi appris à connaître mon corps et à écouter mes besoins. Je n'ai pas trouvé de réelles solutions pour alléger ma souffrance, et le combat contre l'hyperemesis gravidique a duré jusqu'au jour de l'accouchement.
Et aujourd'hui ....
Aujourd'hui, en repensant à cette expérience difficile, je me sens remplie de gratitude envers ma fille Nina, qui est arrivée en parfaite santé, et envers toutes les mamans qui traversent une épreuve similaire.
L’hyperemesis gravidique peut sembler isolante, mais il est crucial de se rappeler qu’on n’est pas seule. Il existe des traitements et des solutions pour aider à surmonter cette maladie, et il est important de ne pas hésiter à en parler.
À toutes celles qui souffrent, je tiens à dire qu'il y a de l’espoir, même dans les moments les plus sombres de la grossesse.
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